1996
Choeur du CESSEV direction Michel Hostettler
( Eglise Sainte-Claire Vevey) 1998 choeur de la Cavatine direction Pierre
Glardon
( Temples d'Ollon et de Gryon )
1998
Choeur de Mex " La Clef des Champs" direction Michel Jordan
( Temple de Mex / Suisse)
Eglise St-Martin de Lugny-lès-Charolles/ France (Chapelle de la Longeraie
, Morges)
2000
Choeur du Carillon de Pully direction Françoise Farkas
( Eglise du Prieuré , Pully, Temple de Lutry, Temple de Savièse)
choeur du Carillon de Pully direction Françoise Farkas
( Eglise du Prieuré et de St - Maurice , Pully )
Fondation Le CHATELET -Attalens
2005
Bienne
Misa Criolla de Ariel Ramirez
Misa a la Virgen de la Candelaria de Octavio Tapia Rojas
Navidad Nuestra de Ariel Ramirez
Metter Sängerinnen - Reformierte Kirche St.Stephan
Gland
à La LIGNIERE
Mont sur Lausanne " La Paix du Soir "
Genève à Veyrier
MISA A LA VIRGEN DE LA CANDELARIA
de Octavio Tapia Rojas
Notre Dame de la Candelaria, Copiapó, Chili :
L'histoire de l'église de la Vierge de la Candelaria commence en 1780, quand Mariano Caro Inca, habitant du village de San Fernando, retournant de la Cordillière, est surpris par un orage qui l'oblige à se réfugier derrière des rochers. C'était au bord du marais salant de Maricunga. Il y trouve une pierre de 14 centimètres de haut avec l'image de la Vierge portant l'Enfant Jésus dans ses bras. Caro Inca, rempli de ferveur et respect, prend l'image dans ses mains, appelle ses compagnons pour leur faire part de sa trouvaille; il la dispose ensuite soigneusement dans la sacoche de son mulet pour poursuivre sa route.
Le 2 février 1780, Caro Inca arrive dans sa petite parcelle de terrain à San Fernando; pendant qu'il arrange un autel pour vénérer l'image de la Vierge sous le nom de " Notre Dame de la Candelaria ", ses compagnons partent à cheval pour diffuser dans le village la nouvelle de cette découverte. Ce jour est consacré à la fête de la présentation de l'Enfant Dieu au Temple et de la purification de la Vierge, c'est aussi le jour où l'Eglise bénit les cierges en l'honneur du Christ, lumière du monde.
Toutes les années à la même date, le 2 février, les familles voisines du village de San Fernando, se réunissent pour prier la neuvaine à la Vierge.
A la mort de Mariano Caro Inca, sa femme, Josefa Guzman, perpétue cette tradition et fait ériger un petit oratoire suivant les vœux du testament de son mari.
En 1800, 20 ans après la découverte de cette image, le curé de la ville de Copiapó, le Père Domingo Carmona, fait construire une chapelle à la Vierge, près de l'ancien oratoire, dans les terres laissées par Madame Josefa Guzman à son décès.
En 1910, on commence la construction d'un nouveau bâtiment dans le terrain jouxtant la première chapelle, terrain qui avait été acheté à l'époque à la famille Caro par Bruno Sergio Pizarro, parlementaire du district, qui offre le terrain pour qu'on y élève un sanctuaire de la Candelaria. La première pierre fût posée par le curé de Copiapó, le Père Thélis. Par ce geste, il donne le coup d'envoi aux travaux.
Le
tremblement de terre du 10 novembre 1922 met à terre la première
chapelle construite en 1800, ce qui oblige à en construire une nouvelle,
sous la direction du Père Crisógono Sierra, oeuvrant de ses
propres mains, cherchant le matériel où il pouvait.
En 1944, le Père Polidoro Van Vliervergh construit l'aile latérale
droite du sanctuaire.
Début 1968, le Père José Canovas, prêtre du sanctuaire,
débute les travaux de l'aile latérale gauche, travaux se terminant
avec la fête de la Candelaria en 1970, dont le prêtre fût
à ce moment-là Juan Sanchis.
Spiritualité
Actuellement,
deux églises subsistent en ce lieu :
- l'ancienne église bâtie en terre où l'on conserve
quelques petites reliques de l'époque. Elle est aujourd'hui surtout
le reflet ou l'image vivante de la religiosité de ces années-là.
- la nouvelle église comporte des espaces aménagés
pour des veillées et est aujourd'hui le centre principal de vénération
de la Vierge. C'est en cette église que l'on conserve l'image découverte
en 1780 ainsi que de nombreuses autres représentations religieuses.
La Vierge de la Candelaria a également un sens particulier pour les mineurs de cette région. Ils voient en elle une lumière oui un guide pour leurs pas incertains.
Les célébrations annuelles au sanctuaire de la Candelaria reflètent au mieux la spiritualité qui s'y promeut. En analysant les thèmes de chaque année, les liturgies préparées et les pèlerins qui s'y rendent, le sanctuaire apparaît comme possédant une spiritualité propre qui peut se définir par les éléments que voici :
-
une spiritualité christologique : bien qu'étant un lieu de
prière à la Vierge Marie, on s'efforce de voir en elle celle
qui conduit à Jésus, celle qui a vécu son message de
manière intégrale comme première disciple. Comme dans
tout sanctuaire, on essaie de replacer la question des vœux ou promesses
faites à la Vierge dans le cadre de la prière chrétienne.
- une spiritualité au dimensions de l'Eglise catholique (universelle),
chilienne et locale : les fêtes de février sont l'occasion
de mettre en œuvre les directives pastorales promues par le pape et les
évêques. Par exemple, lors de la préparation au Jubilé
de l'an 2000, les thèmes de la neuvaine et de la fête ont repris
l'année consacrée à chaque personne divine (Père,
Fils et Saint-Esprit) et au début du Jubilé.
- une spiritualité qui promeut la formation et la participation des
membres des groupes de danse religieuse. Pour cela, a été
mise sur pied un accompagnement de ces groupes de manière à
les intégrer à la communauté ecclésiale.
- le sanctuaire est un lieu d'accueil, de prière, d'action de grâces
et de demande où chacun peut exprimer ses souffrances et sa joie,
où les danseurs " manifestent par le corps le don de leur vie
à Dieu ". Ce sanctuaire est le lieu de l'expression chrétienne
de la communauté.
Fête :
Normalement, le 2 février, mais elle est transférée
au dimanche suivant (en 2005, le 6 février). Les festivités
commencent 9 neuf jours avant par une neuvaine. La veille du 2 février
se déroule la procession aux flambeaux au cours de laquelle on salue
la Vierge pour son anniversaire (entendez l'anniversaire de la découverte
de la statue).
Parmi les moments forts, on peut relever les rencontres de la Vierge avec
les malades, les enfants et les travailleurs, en particulier les mineurs
et les saisonniers.
La fête rassemble environ 40000 pèlerins et se trouve sur le
territoire du diocèse de Copiapó.
La Vierge de la Candelaria a une signification spéciale pour les mineurs de cette région : en effet, ils voient en elle la lumière qui guide leurs pas dans les tunnels de mines de cuivre.
En
octobre 2003, lors d'un séjour au Chili, invités par le Ministère
de l'Education du Chili pour donner des cours aux élèves du
Lycée de Musique de la ville de Copiapó (Atacama) et des concerts
dans la région du nord chilien, Octavio Tapia et Claudia Hüging
font la connaissance du Père Aquiles Altamirano Herrera, prêtre
alors responsable de l'église de la Candelaria, lors d'un repas auquel
ces derniers étaient conviés par l'ancien gouverneur de la
région d'Atacama, Carlos Zuñiga, en présence aussi
du maire de la ville de Copiapo, Marcos Lopez. A cette occasion, le Père
Aquiles Altamirano Herrera fait une commande officielle à Octavio
Tapia d'une messe chantée à la Vierge de la Candelaria. Il
compose cette messe en se basant sur l'histoire des " Bailes Religiosos
de Candelaria "(danses religieuses de la Candelaria), travail de plus
de 25 ans d'investigation écrit par le professeur Guillermo Alvarez
Munoz.
Il reçoit ce livre des mains de la représentante du Ministère
de l'Education de la région d'Atacama, Ruth Vega Donoso, lors de
la rencontre des écrivains et poètes latino-américains
de cette même ville.
Les éléments utilisés dans cette messe sont la voix
d'une soprano soliste, qui représente la femme qui prie la Vierge,
le chœur représentant les pélerins et toute la communauté,
la flûte traversière, élément vital puisqu'une
grande partie des musiciens sont des flûtistes, le piano et l'orchestre,
symbolisant le tambour et les rythmes des danses religieuses. Cette œuvre,
portant le titre : " Misa a la Virgen de la Candelaria ", est
envoyée au Chili en juin 2005 afin qu'elle puisse être interprétée
par l'orchestre de chambre de Copiapo et le chœur de l'université
d'Atacama.
De
Lejanas Tierras
Le mineur du nord chilien est un homme fort, franc de caractère, toujours
souriant, bien musclé, descendant de la race des " atacameños
", avec le coeur pur et l' âme d'un enfant lorsqu'il se trouve
face au sanctuaire et miracles de la Vierge; il chante lors de la procession
avec une puissance plus grande que celle de la dynamite ou la machine de forage
qu'il utilise dans la mine.
A l'entrée du temple il salue la Mère et prend congé
d'elle affectueusement, tout en demandant le pardon de ses fautes; il prie
pour son passé dans l'erreur; par sa grande foi et confiance envers
la Vierge, il arrive à la tutoyer et la gronder quand les choses n'ont
pas été à son goût.
Très tôt le matin il se joint à la procession qui mène
vers le Temple pour offrir à son arrivée un chant à la
Vierge :
" Des lointaines terres nous arrivons, traversant les pampas et montagnes,
et venons voir notre Mère qui nous donne santé et vie; nous
sommes fatigués de cette longue journée de marche; vers ton
Temple nous nous dirigeons, Mère, en ce jour pour te saluer. "
Madre
de los Pecados
" Des lointaines terres nous sommes venus, portant le poids de notre
corps et âme de pêcheurs; nous te demandons le pardon; nous sommes
fatigués; des terres lointaines nous sommes venus; ne nous abandonne
pas Notre Mère ".
Des terres lointaines nous sommes venus, marchant en pélerins, faisant
pénitence en cette journée; vers ton temple nous arrivons, notre
Mère Protectrice, afin d'implorer ton pardon; Vierge de la Candelaria,
mon coeur est à toi; si j'ai commis des fautes, tu me donneras le pardon.
Prends-moi dans tes bras pour que je puisse pleurer, pleurer mes fautes, celles
que tu me pardonneras ".
Te
Cantare Madre Mia
Les mères amènent leurs enfants à l`archévêque,
afin qu'ils soient bénis au nom de la Vierge; pendant ce temps, des
chants retentissent: prends-le, Ma Mère, mets-le tout près de
ton coeur, il est à toi cet enfant, à ta disposition. Pères
et mères à genoux devant l`autel présentent leurs enfants,
et demandent à la Vierge de les recevoir, sans conditions, au nom de
Jésus .
Taita
Nuestro ( al Padre Negro )
Le dernier jour des festivités, on ne peut pas oublier le souvenir
touchant de l`union du Saint Père Noir avec les chinitos (danseurs,
chanteurs et musiciens participant à la procession), qui leur sont
dévoués.
Tous réunis, nous venons nous souvenir des chinos aimés partis
dans l'au-delà; flûtes, tambours et drapeaux rendent hommage
aux flûtistes et percussionnistes décédés pendant
les années passées; ils chantent :
" Puisque tu es au Ciel, reçois- nous Notre Père et donne-
nous ta bénédiction; tu ne danses plus avec nous, tu as quitté
nos rangs, avec beaucoup de douleurs, pour ne plus jamais revenir ".
Maria
Maria Madre de Bondad
Nous avons tous en nous quelque chose qu'à part Dieu, la Vierge Marie
aussi peut comprendre et consoler, comme la tendresse, l'affection, la douleur,
et le besoin humain; elle, la Mère, l`Epouse, la Femme, est le mieux
placée pour aider, consoler et fortifier. C'est pour cela que le mineur,
le malade, le pauvre, le marin, et le guerrier prient la Mère Protectrice:
" Marie, Marie, Mère de Bonté " qui es dans les Cieux,
et la Cour Céleste, envoie tes bénédictions à
ce pauvre village de mineurs; dans les mines et les champs le travail est
dur, mais chanter pour toi reste une grande consolation. "
Despedidas
Les adieux sont de vraies prières, accompagnées de larmes et
pleurs, capables d'émouvoir et mouvoir les rochers les plus durs.
" Adieu , adieu Candelaria, donne- nous la vie et la santé pour
l'année à venir ! Où mes yeux porteront-ils mon regard,
sans ta douce compagnie ? Nous partirons en pleurs, sans répit, nuit
et jour.
Adieu Adieu, Mère Candelaria, donne- nous ta Bénédiction
et guide-nous dans le droit chemin; depuis ton Temple, Notre Mère ,
nous prenons congé de Toi, nous avons reçu ta sainte bénédiction;
le dernier jour arrive après tant des joies; mon coeur est triste,
mais ce n'est pas pour cela, Ma Mère, que je cesserai de t'aimer.
Misa
Criolla de Ariel Ramirez
Chantée
sur un texte en castillan approuvé en 1963 par la Commission Liturgique
pour l'Amérique Latine , la Messe est une saisissante combinaison de
mélodies originales du compositeur et de formes et de rythmes traditionnels
argentins et hispano-américains.
Kyrie ( sur le rythme andin de la
" vidala-baguala "), évoque dans sa partie de solo, la magnitude,
l'isolement et l'aridité des hauts plateaux.
Gloria (" carnavalito yaravi
" ( à 2/4 et en mineur), variante argentine du " carnaval
", l'une des danses les plus répandues des hautes plaines du nord-ouest
de l'Argentine, de la Bolivie et du Pérou).
Sanctus (" carnaval " ,
variante bolivienne, dans le rythme ternaire et la tonalité majeure
typiques de Cochabamba)
Agnus Dei ( prière pour la
paix, solennelle et douce, dans le lyrique " estilo pampeano " (style
de la pampa)
Navidad Nuestra Ariel Ramirez
(composé en 1964, en collaboration avec le poète Félix
Luna)
C'est une série de mélodies où chaque instant du mystère
de l'Incarnation est exprimé de façon populaire, rappelant tout
en douceur le miracle qui s'est produit il y a deux mille ans en terre de
Judée. Avec grandeur et pourtant tout en simplicité, Ariel Ramirez
donne à chaque épisode de la Nativité une saveur régionale.
Chacune des mélodies se caractérise par un rythme ou un type
de danse différent.
La
peregrinacion " huella pampeana "
" La marche de Joseph et Marie, à la recherche d'une étable
pour donner naissance à l'Enfant Jésus "
El
nacimiento " vidala catamarquena ", chanson et danse
du Nord de l'Argentine de caractère tendre et nostalgique, avec un
rythme modéré.
" La naissance de l'enfant Jésus : une nuit d'amour, Dieu est
né, tout le monde dort, Paix sur Terre, c'est Noël !Le Sauveur
dans la crèche apporte un message de Paix. "
Los
reyes magos (rythme jubilatoire de la " chaya riajana "takirari,),
danse au caractère très rythmé
" arrivée et adoration des rois mages :Melchior, Gaspard et Balthazar
apportent é L'Enfant du miel et un poncho blanc de pure laine d'alpaca.
"
La
huida " vidala tucumana ", chanson pathétique
et triste, qui reflète un profond souci, un sentiment de solitude et
de distance, et dépeint de manière élégiaque "
la fuite de la Mère et de l'Enfant vers l'Egypte : avance, petit âne,
dépêche-toi, sinon la Sainte Famille va être attrapée…
! "



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